HOSSEGOR : UNE « NORD » PARFAITE

Avatar RIPITUP | novembre 9, 2022

lundi 7 novembre à Hossegor, Benjamin Sanchis a surfé « une des plus belles Nord depuis longtemps »

Récit d’une belle journée de gros surf, lundi 7 novembre à Hossegor, qui avait pourtant mal commencé pour le chargeur landais

 

Comme un peu partout sur le littoral européen, la houle de l’ex-ouragan Martin a allumé le spot de gros de La Nord, à Hossegor, lundi 7 novembre. Mais avec un peu de retard, justement, à l’allumage. « La journée a très, très mal commencé », livre Benjamin Sanchis. « C’était la pire Nord que j’ai jamais surfée de ma vie. La houle rentrait très mal à Hossegor, il y avait trop de courant, c’était un peu trop gros je pense et ça balayait tout le spot. Au final, les vagues ne pouvaient pas rentrer. Il y avait un flux de sud aussi qui rendait le plan d’eau super agité. » 
Échec sur toute la ligne. « On est sortis de l’eau un peu vexés sachant qu’il y avait des vagues un peu partout en Europe… à part où on était : au Maroc, aux Canaries, en Irlande sur tout la côte du Pays basque, où c’était top à Mundaka, Roka Puta », poursuit l’expérimenté chargeur landais. « Au final, quand tu te dis que t’es au seul endroit en Europe où il n’y a pas de vagues, ça fait un peu c…. quand même, sachant que c’est personnellement ce que je recherche : être là au bon endroit quand il y a des bonnes vagues, sans aller trop loin bien sûr et sans trop se planter. »
Mais celui qui règne chaque automne/hiver sur le spot de La Nord n’est pas homme à renoncer si facilement. Surtout lorsqu’il est prévu que tous les éléments s’alignent pour enfanter une journée mémorable de surf. « Je suis donc rentré chez moi avant de voir que les conditions s’étaient vraiment améliorées », indique Sancho. « Je me suis dit que j’allais faire un truc positif de ma journée. »
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« Dans l’eau et pas au bord à ne rien faire »

L’enthousiasme de Sam Piter, jeune loup aux dents longues du surf landais, a fini de le convaincre : « Sam était motivé depuis la veille, il voulait surfer et n’avait jamais fait de tow in de sa vie, je me suis dit que j’allais le piloter, lui apprendre un peu à conduire, lui expliquer quelques trucs. C’est un petit jeune, le fils de mon pote Didier (notamment, ancien demi-finaliste du Pipe Masters, NDLR), ça me faisait vraiment plaisir. Il n’avait pas de planche alors on en a chopé une au port, on était un peu à l’arrache, mais ça allait. Je m’étais dit que, que quoi qu’il arrive, j’allais le pilotais et essayer de lui apprendre à piloter et s’il n’y arrivait pas, ce n’était pas grave, au moins il aura pris quelques vagues et on serait dans l’eau, pas au bord à ne rien faire. »

Entre le professeur et son élève, la connexion n’a pas tardé à s’établir, en même temps que La Nord mettait de l’ordre dans ses ondulations. « Au final, je l’ai mis sur de super vagues et après c’était tellement bien que je lui ai dit : « allez Sam, maintenant, c’est toi qui pilotes. », sourit Benjamin Sanchis. « Et franchement, il s’en est bien sorti. La corde, c’est vraiment différent du step off, mais c’est un mec qui sait piloter un Jet Ski, ça se voit, il a de bonnes affinités pour ça. Il y avait juste quelques réglages à faire et bien repérer où est le take off, où sont les vagues, où elles arrivent, lesquelles prendre et ne pas se faire endormir par les autres équipages. Sam m’a mis sur une super vague, j’étais content. J’ai réussi à le mettre sur de très, très bonnes vagues aussi. »
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Pas de doute, pour le Landais, « c’était une des plus belles Nord depuis longtemps et on a passé un super moment, avec un super coucher de soleil, c’était offshore, il y avait des vagues non stop, bref c’était assez grave franchement ».
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Dans le prolongement d’une première partie d’automne où les bonnes conditions n’ont pas manqué. « C’est un bon début de saison, on a eu de super vagues à Hossegor, avec de bons tubes », acquiesce Sancho. « Ce lundi, c’était le premier gros swell de « l’hiver ». Je suis content, on a évité le fiasco, mais j’aimerais bien choper un truc un peu plus gros, plus péchu et me faire plaisir. L’objectif, c’est de prendre de gros tubes où il n’y a pas trop de monde. »
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