V. Lartizien

Belharra

 

Elevé en Méditerranée Je suis parti à l’age de 18 ans à Hawaii sans vraiment savoir ce qu’était une vague. J’y suis resté 18 ans et contrairement à l’école, j’y ai tout appris, sur moi meme, sur la vie, sur ce qu’elle est vraiment et c’est L’Océan Pacifique qui me l’à enseigné, dans l’énergie des iles d’Hawaii et de la culture Hawaiienne.

Ce que j’y ai appris serait trop long à expliquer en quelques ligne mais en ce qui concerne le surf en voici l’essence. Ce jeu que nous jouons tous dans les vagues est tellement plus qu’un simple jeu, il est un lien, un lien entre chacun de nous et cette planète qui nous accueille. un lien qui reveille notre interdépendance à tout ce qui vie. Chacune de nos cellules, chacun de nos atomes est en communication permanente avec chacun des atomes de toute la matière qui nous entoure, notre conscience meme est en communication permanente avec la conscience de TOUT : l’Océan , l’eau, un arbre, une planète, chacun de nous … TOUT. Chaque spot de surf est un « esprit » et plus les vagues sont grosses plus l’Esprit du lieu nous demande de lâcher ce qui nous limite et nous sépare le plus : la peur. Ce qui se passe sur une grosse vague est difficilement explicable via les mots du mental car c’est le coeur qui dirige la danse et le coeur lui est relié à la vague comme il est relié à chaque être de l’univers, qu’ils soient du règne humain, animal, végétal, mineral … etc

En 2002 J’ai eu le privilège rare et précieux d’être le premier à glisser sur le dos de Belharra, sur une vagues peut être plus grosse et plus difficile que celle ci sans qu’aucune photo n’ai été prise. Ce jour là, cette première vagues et celles qui ont suivi furent la preuve de cette connection à l’élément dont tout le monde parle sans vraiment le comprendre car ce n’est pas le mental qui peut l’expliquer, ce n’est pas lui qui mène cette danse. Ces vagues et ce qu’on fait le groupe d’homme présent ce jour là ont changé de manière profonde le surf en Europe. Comme ce qui s’est passé à Jaws à changé le surf sur la planète.

En Janvier 2008 nous pensions surfer un Belharra moyen mais la direction de la houle nous à surpris. Ce matin là nous étions 4 (Yan, Seb, Max et moi) c’était les debut de ce spot, nous étions peu et la sécurité était primordiale, formé à l’école de Laird a Jaws j’étais très attentif à celle-ci. Juste avant de quitter le port Greg rabejac est arrivé et m’à demandé de le prendre avec lui sur le jet pour faire des photo, j’ai refusé. 3 sur le jet et lui tout seul dans l’eau pendant que nous ridions compliquait la session. Yan et seb ont accepté et nous l’avons lâché sur le spot en mouillant une bouée à coté de lui pour qu’il se repère et puisse s’accrocher au cas ou. L’aventure à commencé, nous avons mis quelques traces, je me sentais bien et j’ai demandé à max de me lâcher plus profond, cette vague est arrivée comme toujours sur ce spot remplis de clapot, une planche de Michel de 12kg, des années de grosses vagues en windsurf et tow à Maui m’ont permis de tenir quelques « bumps » bien équilibré. J’ai tracé comme j’ai appris à le faire sans « penser » en laissant la vague me guider, j’ai juste senti que celle ci avait quelque chose de plus, l’énergie était différente … j’ai pas trouvé tt de suite l’endroit ou tourner, j’ai laissé venir, puis j’ai put placer le virage juste avant que la lèvre me touche, la vague me guidait …. puis à la fin j’ai entendu un cri et je savais pas d’ou ça venait, c’était greg (qui savait qu’il avait quelque chose de grand dans la boite) que j’avais complètement oublié, la vague était en moi et j’etait en elle c tout. On à continué à ridé mais aucune autre de la journée n’avait cette énergie. Le soir quand j’ai vu la photo j’ai mesuré l’importance de ce qu’il s’était passé, cette harmonie parfaite entre nous tous, yan et seb qui amène Greg, Max qui me place juste ou il faut, l’Océan qui envois un kdo comme tu en reçoit peut dans ta vie et greg qui sort une photo extraordinaire d’équilibre (techniquement et artistiquement, c’est une des plus belle photo de grosses vagues que j’ai jamais vu ).

Un cadeau d’une vie, une recompense unique. Mais au delà de tout ça, cette photo est un message puissant : Si on accepte de lâcher ses peurs et de faire confiance à ce qui vient, l’impossible est une absurdité ! L’Océan est en nous, comme nous somme en lui, comme chacun de nous est en l’autre. Tout nous relie, seul le mental, l’ego et les peurs nous séparent. La séparation, la division n’est pas notre nature et le Surf est là pour nous le rappeler !

Surfer: Vincent Lartizien

Spot: Belharra (Pays Basque)

Photo: Greg rabejac