Philippe Malvaux

Je vis une aventure exceptionnelle

Philippe , tu peux te présenter…IMG_1757 copier

Philippe Malvaux , Marketing et Team Manager Hurley Europe. Je surf depuis 30 ans et je vis dans le Sud Ouest de la France. J’aime, le surf et les gens qui le pratiquent, avec Passion.

Tu rentres de Rio, un grand moment pour toi ! Racontes nous un peu le déroulement et le sacre de ton poulain, votre relation et si ce n’est pas top secret la tactique mise en place…

Oui, ça a été un grand moment. Être sur place avec Michel et les boys du team pour assister a sa victoire était génial. C’est mon rider N°1 en Europe chez HURLEY, c’est un mec exceptionnel, c’est aussi un ami, comme un membre de la famille. On s’entend très bien et il y a beaucoup de respect et de confiance entre nous. En fait, tout s’est passé simplement, très naturellement. Michel avait une bonne routine d’avant série et on a essayé de la garder jusqu’au bout. A ce niveau là de surf, les athlètes sont déjà très autonomes et on ne leur apprend plus a surfer. Je suis là pour veiller au grain, à tous les détails pendant la compet mais aussi hors compet pendant les pauses ou les jours off. Je lui enlève des doutes, je le conforte dans ses décisions. C’est un travail très psychologique, très subtil. Comme je suis son team manager et non son entraîneur, j’ai une position confortable. Je ne suis pas obligé de lui dire forcément quelque chose d’intelligent avant la série et il n’est pas obligé de me demander des conseils systématiquement. Du coup, notre relation est très saine. Mais je suis toujours là pour lui et mon passé d’entraîneur et de Juge ASP me sert beaucoup. L’important c’est de très bien connaître la personne, pour savoir quoi et comment lui dire des choses au bon moment. Finalement, on réfléchit 2h pour ne dire que 2 ou 3 phrases, il s’agit de dire les bonnes. A Rio, on a été très proche tout au long de la compet et de plus en plus au fur et à mesure qu’il a avancé dans les tours. C’était un grand moment. Au niveau tactique, pour faire simple, il y avait beaucoup de courant et on avait repérer une gauche qui venait régulièrement mais très rarement, il fallait donc qu’il aille attendre la bas quand il avait la priorité et qu’il attire l’adversaire hors de cette zone quand il n’avait plus la priorité. C’était sa stratégie et il la tenue jusqu’au bout, ça été juste parfois mais ça a marché.

 Souvent dans les interviews, il y a une question que je qualifierais de « débile » (je suis vachement le foot ! ha ha ) alors voici la mienne : la FFS ça te manque ?

Hahaha , t’es vraiment con. NON ! a aucun moment, je vis une aventure exceptionnelle avec Hurley. Que ce soit les gens avec qui je travaille ou les athlètes du team, ce ne sont que des gens magnifiques, il y a beaucoup de passion, d’énergie, d’amitié. C’est juste incroyable.

 Plus sérieux pour avoir suivi de très près ta carrière au sein de la FFS j’ai deux petites questions après promis on referme ce dossier … ⁃ La relation avec les jeunes, détecter puis les amener au plus au niveau ça ne te manque pas ?

Je suis toujours dans la détection et même plus qu’auparavant puisque je me dois de trouver les talents de demain au niveau Européen et je participe également à la détection au niveau international. C’est extrêmement intéressant. Par contre, c’est sur que les moments que j’ai vécu avec les jeunes de l’Hossegor Surf Club et ceux du Pole France ou de l’Equipe de France restent inoubliables. ⁃

… Tu les croisent sans doute aujourd’hui, ou en sont ils ? quelles sont vos relations ? Sens tu une reconnaissance ?

Oui, j’en croise beaucoup surtout ceux qui ce sont lancés dans une carrière professionnelle en surf ou qui travaille dans le monde du surf. On se revoit toujours avec beaucoup de plaisir. Il y a beaucoup d’amitié entre nous et si jamais j’ai l’occasion de pouvoir en aider un ou une, je le fais avec grand plaisir. Je suis content et curieux de voir leur évolution à chacun quelque soit le chemin qu’ils aient pris, surf ou pas surf. Je suis resté très proche avec beaucoup d’entre eux. ⁃ La différence (travail et aussi émotionnelle) avec le coaching de surfer pro comme Julian Wilson ou encore Michel Bourez etc… Au niveau de l’émotion c’est pareil je pense, j’éprouvais autant de stress et/ou de joie à voir un jeune du club gagner le championnat des landes que de voir Julian gagner l’US Open ou Michel gagner Rio. Par contre, au niveau du coaching d’une manière générale disons qu’il faudrait être assez directif pour les surfers a faible maturité ( ceux qui n’ont pas un très haut niveau , très jeunes ou pas l’habitude d’être entraîné ) , pour les surfeurs a maturité moyenne , on devrait être plutôt dans un coaching « démocratique » c’est a dire qu’on leurs dit ce qu’il faut faire et pourquoi ils doivent le faire , c’est la pédagogie de « l’intention ». Et pour les athlètes de très niveau on est plutôt dans le coaching autonome, où là c’est l’athlète qui vous dit ce qu’il va faire et vous lui donner votre avis. Mais en fait, il n’y a pas vraiment de règle, chacun à sa personnalité et son histoire et il faut en tenir compte.

 Tu aurais 2 ou 3 nom de jeunes ou même très jeunes surfers que tu vois percer dans les 10 prochaines années et seront ils a ton avis en plus grand nombre parmi l’élite, aura t’ on un jour comme l’ Australie le brésil ou encore les USA plusieurs prétendant au titre ? Si oui/ou non pourquoi d’après toi?

J’ai 2 ou 3 noms mais je les garde pour moi , hé hé. Je pense que l’on aura de plus en plus de prétendant dans le futur au plus haut niveau mondial, c’est obligé. La culture surf émerge en Europe, ce n’est plus une tare d’être surfeur et on a les enfants de surfeurs qui commencent à arriver. Du coup, on en aura de plus en plus comme dans les autres continents. Mais faut pas s’endormir, ni se perdre en chemin.

L’avenir pour Philippe…IMG_1636 copier

J’espère beaucoup de surf, d’aventures et d’amour.

Un petit mot pour finir ?

Merci!